Evitez le centre historique de Bruxelles !

Yvan Mayeur a rompu l’équilibre de Bruxelles : on crée des piétonniers dans des rues étroites et/ou extrêmement commerçantes et non sur un espace aussi vaste que le boulevard Anspach.

En outre, ce piétonnier géant n’a pas été conçu pour améliorer la cohabitation piéton/vélo/voiture/bus, mais au contraire pour lutter contre la voiture, d’où le le blocage délibéré du Pentagone par d’innombrables sens interdits et le rejet de la circulation vers un « mini-ring » intra-Pentagone totalement saturé.

Et encore ! Nous sommes en plein cœur de l’été !

Quelqu’un a écrit : « Le piétonnier, c’est vide, moche et sale » ; c’est surtout vide… et la foule de curieux, jeunes et autre touriste chinois attirés — début juillet — par la nouveauté et la canicule feront bientôt place à des bandes rivales et à des clochards, ainsi qu’aux nombreux véhicules autorisés (taxis, livreurs en tous genres, services, titulaires de garages, etc).

Une vue classique du piétonnier à l'aube
Une vue désormais classique du piétonnier à l’aube

La personne non motorisée qui voudrait s’aventurer dans le centre de Bruxelles doit dorénavant quitter les transports en commun à… la gare Centrale, puis marcher 400 mètres !

Nous plaignons les commerçants hors secteur HORECA (sauf peut-être le Delhaize et le Carrefour Express du boulevard Anspach qui vivront d’une clientèle purement locale, prisonnière du « mini-ring ») de l’ensemble du Pentagone, car leur chiffre d’affaires va baisser d’au moins 30% : aucune étude n’a pris en compte la nouvelle — et dangereuse — « ambiance » sur le piétonnier, ni le fait qu’un conducteur peut fort bien déposer un ou plusieurs passagers sans s’arrêter dans un parking (c’est donc techniquement du trafic de transit alors qu’en réalité un à trois clients potentiels ont débarqué).

Nous plaignons surtout le malheureux casino Viage dans lequel on ne pouvait déjà plus fumer et auquel on ne peut désormais même plus accéder… en tout cas « impulsivement ». Il est aussi triste de relever la présence d’un marchand de vins en gros et d’un Brico dans cet espace d’où les voitures sont bannies : comment emporter ses achats ?

Des mutuelles connues sont aussi englobées dans le piétonnier : Partenamut (527), Euromut (509), Partena OZ (526), FMSB (306) et Mutualité Saint-Michel (135).

La solution du bon sens aurait été de limiter le piétonnier à des rues étroites (la rue du Midi par exemple) et de ne rendre le boulevard Anspach piétonnier que les week-ends et jours fériés.

Une autre solution aurait consisté à reproduire le schéma de la place Anneessens : un grand espace piétonnier carré ou rectangulaire (avec un jardin ?), mais offrant la possibilité de le contourner en voiture ; la place de la Bourse se serait bien prêtée à cette configuration permettant d’organiser des concerts en plein air.

En juillet 2015, le piétonnier géant aura été une sorte d’immense plaine de jeux surréaliste, de « Bruxelles-les-Bains »… sans le canal, mais avec les crasses et l’insécurité.

Pour celui qui ne connaîtrait pas la signification du moot "brol"...
Pour celui qui ne connaîtrait pas la signification du mot « brol »…

On verra à la rentrée de septembre comme ce sera sinistre dans le centre historique de Bruxelles et embouteillé tout autour — jusqu’aux grands axes de pénétration comme la rue de la Loi — avec en prime les bus scolaires !

Illustration : un SDF drogué, dormant à même le sol, l’après-midi, place de la Bourse

© Contre le piétonnier du centre de Bruxelles, Facebook