Yvan Mayeur est occupé à saccager les commerces du centre-ville de Bruxelles !

Nous ne cacherons pas que nous sommes de plus en plus effarés de constater la naïveté politique et la relative inertie des commerçants du centre-ville de Bruxelles, car il y a péril en la demeure !

Yvan Mayeur fait beaucoup de grimaces pour détourner l'attention de son véritable dessein
Yvan Mayeur fait beaucoup de grimaces pour détourner l’attention de son véritable dessein : il attire ainsi les critiques sur son apparence, ce qui lui permet de se poser en victime ; cette technique est un grand classique de la manipulation des masses (stratégie de la diversion)… et ça marche !

Ceux-ci sont pourtant confrontés au plus grand danger qui se puisse imaginer : un bourgmestre qui, de propos délibéré, les détruit — eux, leur famille et leur commerce — pour construire une nouvelle ville, une soi-disant seconde Barcelone, dont le centre serait consacré au fun shopping au sein de « grandes enseignes »1.

Au vieux Bruxelles que nous avons connu doit, selon Yvan Mayeur, succéder son « BXL » : si au moins ce calcul à long terme était juste !

Mais il ne l’est pas : nous avons déjà établi le parallèle entre cette cité merveilleuse qu’est Barcelone et la ville de province dépourvue d’atouts — à l’exception de sa Grand-place — qu’est Bruxelles.

Bruxelles est encore moins Paris, Londres, Berlin ou New York : les Galeries Lafayette, Hamleys, KaDeWe et autre A&F ne sont adaptés ni à la taille de la population de Bruxelles, ni au pouvoir d’achat des Bruxellois.

La terrasse vide du Métropole
La terrasse du Métropole déserte malgré le beau temps du 3 mai 2016, pour cause d’inaccessibilité : Mayeur applique à l’encontre de l’hôtel Métropole la « stratégie du dégradé » : il suffit d’étaler le problème dans le temps en lâchant par intermittence un peu de lest ; étranglée très progressivement, la victime finit par mourir sans même s’en rendre compte !

Ce plan aussi vicieux que faux devrait susciter la levée en masse de toutes les énergies !

Mais non : on papote sur les « réseaux sociaux » — en réalité sur un seul groupe-exutoire Facebook —, on dessine des caricatures, on compte le nombre de personnes ayant signé la pétition anti-Mayeur (moins de trois mille), on pose quelques autocollants… et c’est presque tout !

Celui qui anime ce babbelkot porte d’ailleurs une lourde responsabilité à l’égard de ses confrères, dans la mesure où il les enferme dans des gesticulations aussi stériles que désordonnées, et parfois même pénalement sanctionnées.

Et il suffit qu’un Dilliès ou qu’un Courtois murmurent quelque acte de contrition pour que tout ce monde se reprenne à espérer…

Le lieu sacré
Comment Mayeur ose-t-il appeler ce fouillis de fleurs fanées et de vielles bougies un « mémorial » justifiant la modification du parcours des défilés de mai 2016 ? Avec Yvan Mayeur, la manipulation — en l’occurrence faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion — ne connait décidément plus aucune limite

Mais le politicien a l’art d’embobiner la population, et chaque parti politique est passé maître dans l’art de souffler simultanément le chaud et le froid2.

Exemples de stratégies de manipulation de masses
Exemples de stratégies de manipulation de masses

Quant aux « aides » ponctuelles en matière de TVA, ONSS et autre INASTI, c’est du bidon total dans la mesure où l’on pousse le commerçant à s’endetter pour mieux l’abattre.

Les "Bains Catherine"
Les « Bains Catherine » ou, à nouveau, l’application de techniques de manipulation des masses ; ici, Mayeur met en œuvre la stratégie « problème-réaction-solution » : les commerçants du quartier Sainte-Catherine — essentiellement Horeca — accepteront une extension du piétonnier pour éviter un mal encore pire : le « petit peuple » se baignant au bord de leurs terrasses !

Et puis, il y a la campagne absolument ridicule « make.brussels » : les habitants sont appelés à trouver eux-mêmes la solution aux problèmes causés par des politiciens qui ont de toute manière décidé de les décimer (et, bien évidemment, de ne pas mettre en œuvre ladite solution).

Et pourtant, les commerçants ont tous les leviers en main… mais ils ne les actionnent pas.

C'était peut-être la bonne méthode en 1879 ou 1830, mais il y a nettement mieux en 2016...
C’était peut-être la bonne méthode en 1789 ou 1830, mais il y a nettement plus intelligent en 2016… en outre, les commerçants ne composent qu’une petite partie de la population de Bruxelles : une « manif » où l’on se retrouverait à 30 ou 40 prêterait à rire !
  1. Cette utopie typiquement PS ressemblerait en quelque sorte à la prestigieuse Fifth Avenue de New York, mais sans Central Park ni la circulation automobile (et donc inaccessible…), le tout ayant pour cadre un Eden touristique digne de Barcelone
  2. L’éditorial de Philippe Godfroid, président de l’UCM, montre que les politiciens n’ont pas le monopole des techniques de manipulation et notamment de la flatterie : J’ai eu l’occasion de rencontrer les représentants des commerçants bruxellois. Je les ai trouvés admirables de volonté et de clairvoyance in Union & Actions du 27 mai 2016

Une action en cessation contre le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur ?

Le quotidien L’Echo de ce 28 mai annonce une « action en cessation » contre le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur, et donc contre le plan de circulation (ou de mobilité) qui en découle : lire l’article.

L'action des commerçants et de leurs associations semble fort tardive...
L’action des commerçants et de leurs associations locales semble fort tardive…

Cette action serait mue par l’ensemble des associations locales de commerçants du centre-ville de Bruxelles — soit au total quelque 1.200 commerçants — avec, par association, la participation1 d’au moins un commerçant directement partie à la cause.

Elle bénéficierait du soutien moral2 de l’Union des Classes Moyennes (UCM), ce qui n’engagerait d’ailleurs pas celle-ci à grand-chose…

Outre l’action au fond, une action en référé3 serait introduite dans les prochaines semaines, chose effectivement prudente vu l’approche des vacances judiciaires.

Cependant, à notre avis, l’action en référé a peu de chances d’aboutir, la condition de l’urgence faisant défaut : en effet, le piétonnier a été inauguré le 29 juin 2015, soit il y a près de 11 mois !

En outre, la « mobilité » au sein du centre-ville aurait plutôt tendance à s’améliorer, certaines rues ayant été rendues à la circulation ou au double sens.

Luc Hennart : manifestement très heureux de passer sans cesse à la télé... mais est-ce bien son rôle ?
Luc Hennart : manifestement très heureux de passer sans cesse à la télé… mais est-ce bien son rôle ?

La saisine du président du tribunal de première instance de Bruxelles est donc fort tardive… à supposer que celui-ci, Luc Hennart, ne soit pas en grève comme annoncé ou sur un plateau de télévision à jouer la diva !

Quant à l’action au fond — c’est-à-dire en « dommages-intérêts » —, on connaît la difficulté d’établir le sacro-saint lien de causalité, ainsi que la hauteur du préjudice.

Armée
Le lockdown, puis les attentats du 22 mars, ont dissuadé des dizaines de milliers de clients de se rendre dans le centre-ville de Bruxelles — et même dans Bruxelles 19 communes, mais ce phénomène n’a strictement aucun rapport avec le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur

Comme la baisse du chiffre d’affaires des commerçants résulte d’un ensemble de causes diverses (piétonnier, lockdown, tunnels bloqués, attentats, aéroport à l’arrêt, grèves, manifestations, image négative de Bruxelles4, etc.) il est impossible de chiffrer la responsabilité de la seule Ville de Bruxelles.

Certains naïfs diffusent déjà des logos ou slogans signifiant la démission de Yvan Mayeur...
Certains naïfs diffusent déjà sur internet des logos ou slogans signifiant la démission ou la révocation de Yvan Mayeur…

Une belle — et sans doute longue — bataille judiciaire s’annonce donc, qui coûtera beaucoup d’argent à toutes les parties adverses5, mais comme la guerre semble joyeuse à certains naïfs !

Nous estimons en conclusion que les deux actions annoncées par L’Echo auront une efficacité plus « politique » que réellement judiciaire.

Le recours exercé devant le Conseil d’Etat en 2015 nous paraît plus prometteur, la Ville de Bruxelles ayant carrément « zappé » certaines étapes pourtant obligatoires…

  1. Pour des raisons technico-juridiques
  2. La circulation aux abords du piétonnier est une horreur. Se garer est un défi. L’aménagement est pitoyable. La propreté laisse à désirer. La baisse de fréquentation des touristes et badauds est telle que les rues sont parfois sinistres … Il est intolérable que, onze mois plus tard, le lent naufrage du piétonnier continue, noyant peu à peu l’activité économique de la vitrine du pays. La responsabilité du bourgmestre, Yvan Mayeur, est bien entendu engagée. Il a voulu aller vite, trop vite, et a du mal à reconnaître ses erreurs. … Le piétonnier doit être complètement repensé, avec les acteurs concernés. Il y a urgence. Notre pays acquiert la triste réputation de ne pas être capable de décider et de résoudre ses problèmes. Ce dossier est emblématique. Le centre de Bruxelles est le cœur de la Belgique. Philippe Godfroid, président de l’UCM, in Union & Actions du 27 mai 2016
  3. Une procédure « en urgence » ; il n’est d’ailleurs pas clair si le référé sera organisé sans qu’une procédure au fond soit intentée, ce qui serait assez inhabituel
  4. Tant en Belgique qu’à l’étranger
  5. Avec la différence que la Ville se renflouera via les impôts locaux pesant sur les commerçants !

Payera-t-on bientôt ses achats en maïeurs ?

A Disneyland, la MLC a cours depuis longtemps
A Disneyland, la MLC a cours depuis longtemps sous l’appellation « Disney dollar »… et les collectionneurs s’en arrachent les exemplaires rares à prix d’or !

MLC : monnaie locale complémentaire1.

Imaginons que la Banque Centrale Européenne n’existe plus et que le centre-ville de Bruxelles soit devenu un camp retranché — ce qui correspond, à peu de chose près, à la situation actuelle.

Ce camp retranché émet alors sa monnaie locale, de la « monnaie de siège » — le « maïeur » — à parité avec l’euro.

Les coupures les plus adaptées à « BXL » seraient : 5, 20 et 50 maïeurs (1 maïeur = 1 euro), mais il est possible de créer de grosses coupures, par exemple 100 €.

Un exemple de MLC : les chèques de Prothesis
Un exemple de MLC : les chèques de Prothesis — membre du GIESS — figurant au bas d’une lettre ; séparés et imprimés sur du papier protégé comportant filigrane et hologramme, ils font tout de suite beaucoup plus « vrais »

Le voucher n’est remboursé qu’à des commerçants membres du réseau2 : ainsi, l’argent ne quitte pas le centre de Bruxelles et peut même circuler entre commerçants.

Un site internet donne la liste des commerces et des établissements Horeca acceptant les maïeurs en payement, ainsi que les lieux où on peut les acheter ou les recevoir, par exemple dans son hôtel si on est touriste.

Ce site internet peut comporter de la publicité pour les membres du réseau.

Les maïeurs sont également susceptibles d’être distribués comme chèques-cadeaux au personnel salarié ou aux clients des entreprises bruxelloises.

Sur place, un autocollant apposé sur la vitrine identifie les commerces acceptant les maïeurs.

Notre MLC est imprimée sur papier spécial, comportant filigrane et hologramme.

Le bitcoin est un exemple de MLC dématérialisée qui a atteint une circulation planétaire !
Le bitcoin est un exemple de MLC dématérialisée — en réalité une monnaie cryptographique — qui a atteint une circulation planétaire !

On atteint ainsi tous les objectifs souhaités :

a) publicité via le site web reprenant les établissements acceptant les maïeurs

b) l’argent reste au sein du réseau « BXL » et peut même y circuler entre commerçants

c) possibilité de véhiculer un message de type politique3

d) possibilité d’incitation (« incentive ») via des achats de vouchers payés sous leur valeur faciale, et donc équivalant à une ristourne4

e) profits dérivés des titres « perdus et périmés » (cfr. chèque-repas)

f) anecdotique : thésaurisation comme souvenir par les touristes, cfr. les Disney dollars5

Le pire bourgmestre depuis la création de la Belgique en 1830 !
Cet autocollant à la limite de la légalité sera-t-il bientôt remplacé par un autre, nettement plus rémunérateur ?

Autrement dit, au lieu de coller des « Non élu », on collerait prochainement des « Nous acceptons les maïeurs ».

Au lieu de se payer la tête de Mayeur, on payerait en maïeurs !

Plusieurs membres du GIESS utilisent déjà des vouchers pour des raisons de sécurité et d'hygiène : l'argent est échangé à l'accueil et le dentiste ne reçoit que des titres
Pour des raisons de sécurité et d’hygiène, plusieurs membres du GIESS utilisent déjà des vouchers comme monnaie interne : l’argent est échangé à l’accueil et le dentiste ne reçoit en payement que des titres ; on notera la valeur des vouchers « Sphinx rose » : 100 €

La presse adore ce genre d’innovation et on peut compter sur des retombées intéressantes vu le contexte propre à « BXL ».

Mélanie Englebin acceptera-t-elle les maïeurs ? En tout cas, ce serait une jolie façon d'imposer à van Mayeur sa volonté
Mélanie Englebin acceptera-t-elle un jour les maïeurs ? En tout cas, ce serait pour elle une jolie façon d’imposer à Yvan Mayeur sa volonté que de l’obliger à payer en monnaie locale de « BXL »

Peut-être un jour Yvan Mayeur se rachètera-t-il en réglant en bons maïeurs sonnants et trébuchants son addition chez Cécila, lequel acceptera alors tant les maïeurs que les Mayeurs !

  1. Les célèbres billets, à l’effigie de personnages et signés de la main du trésorier Scrooge McDuck, peuvent être utilisés comme devise dans les parcs Disney depuis leur mise en circulation, presque 30 ans auparavant.

    Mickey Mouse apparaît sur le billet d’un dollar, Dingo sur le billet de 5$ et Minnie Mouse sur celui de 10$, même si de nombreux autres héros de film, tels que Cendrillon, Dumbo et la Belle au bois dormant, sont également représentés.

    Les Disney dollars sont dépensés dans les parcs à thème, les lieux de villégiature, hôtels, restaurants et magasins du géant américain du divertissement.

    Déjà convoités par les collectionneurs, ces billets devraient voir leur valeur grimper en flèche, certains s’étant déjà rués sur le site de vente en ligne eBay pour les revendre à des prix surélevés.

    Des centaines d’offres pour plusieurs versions du billet à un dollar s’étalaient d’environ 10$ à plus de 50$.

    La coupure de 50 dollars éditée pour le 50e anniversaire de Disneyland en 2005 était proposée à près de 3.800$, tandis qu’un vendeur demandait 15.000$ pour 54 billets d’un dollar en planches.

    Ces coupures avaient été introduites en 1987, chacune avec une sécurité anti-contrefaçon similaire aux vraies devises, et un numéro de série unique.

  2. Comme dans le cas du chèque-repas
  3. On peut conférer à ces titres un caractère humoristique ou politique, mais cela leur fait perdre de leur valeur comme monnaie fiduciaire
  4. Le remboursement — c’est à dire la conversion des vouchers en euros — doit alors en tenir compte
  5. D’où la nécessité que le titre soit beau

Les magasins du Haut de la Ville ouverts tous les premiers dimanches du mois

(Belga) A partir du dimanche 5 juin, les magasins du Haut de la Ville, situés sur les territoires de la Ville de Bruxelles, de Saint-Gilles et d’Ixelles seront ouverts tous les premiers dimanches du mois, ont annoncé mercredi les échevins du Commerce des trois communes concernées, Marion Lemesre, Patrick Debouverie et Viviane Teitelbaum. Un nouveau visuel baptisé « Up-town » a été créé pour l’occasion.

"Up Town" dit le logo : cela doit signifier : "Haut de la ville"
« Up Town » dit le logo : cela signifie sans doute « Haut de la ville »

« L’objectif est de redynamiser l’attractivité commerciale du Haut de la Ville », a fait valoir Viviane Teitelbaum, échevine du Commerce à Ixelles, ajoutant que le quartier, dédié au shopping de luxe, subissait la concurrence du Brabant wallon notamment et de villes étrangères comme Maastricht. « Le but est également d’avoir une communication claire sur la zone géographique », a renchéri Marion Lemesre, de la Ville de Bruxelles, dévoilant le slogan de la campagne: « I shop on first Sundays ».

Le prestigieux Apple Store, vaisseau amiral du Haut de la Ville
Le prestigieux Apple Store, vaisseau amiral du Haut de la Ville

La première ouverture dominicale est prévue le dimanche 5 juin. Elle sera accompagnée d’animations sur le thème de la culture. Ce jour-là, les parkings souterrains situés dans la zone seront gratuits de 10h00 à 18h00. Le mois suivant, le 3 juillet, les animations seront axées sur la famille, à l’occasion du premier jour des soldes.

Dans le haut de la ville, un urbaniste de génie a réussi à concilier piétonnier et circulation automobile !
Dans le haut de la Ville, un urbaniste de génie a réussi à concilier piétonnier — et même « piétonnier géant » — et circulation automobile !

Environ 370 commerces se trouvent dans le périmètre concerné, qui comprend le goulet Louise, les boulevards de Waterloo et de la Toison d’or, le haut de la chaussée d’Ixelles et le quartier Saint-Boniface. Les galeries Louise et Toison d’Or seront également ouvertes. Enfin, les commerces de la zone situés sur les territoires de la Ville de Bruxelles et Saint-Gilles sont désormais inscrits en zone touristique. Ils ont dès lors la possibilité légale d’ouvrir 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Où vont les commerçants de Bruxelles-Ville ?

Le 2 mai 2016, nous publiions un article intitulé Où va Yvan Mayeur ?

Il est à présent temps de nous demander où vont ses adversaires, les commerçants1 de Bruxelles-Ville.

Nous n’entrerons pas, dans le présent article, dans des considérations relatives aux protagonistes de cette affaire, à l’exception d’un personnage central dont le rôle officiel est sans doute sous-estimé, le président de l’association des commerçants du centre-ville de Bruxelles, M. Alain Berlinblau.

Pour poser clairement le problème, il s’agit ni plus ni moins de renverser une décision2 déjà prise légalement par un pouvoir local démocratiquement élu (le Conseil communal de la Ville de Bruxelles) et validée par la Région de Bruxelles-Capitale autant que par le gouvernement fédéral, via Beliris.

Les commerçants — qui sont quelques centaines — s’attaquent donc à un fameux morceau… d’autant que la Ville de Bruxelles est propriétaire via sa Régie Foncière de bon nombre3 d’immeubles à destination commerciale.

Nous avons déjà relevé dans notre article intitulé Les entreprises quittent l’enfer de Bruxelles que les commerçants sont, à peu de chose près, les seuls acteurs du drame du « piétonnier géant » de Yvan Mayeur à être de facto obligés de rester sur place4.

En effet, un commerce de détail risque beaucoup à quitter sa zone de chalandise originelle.

L'hôtel Métropole, photographié à un moment où la place de Brouckère portait encore ses arbres, fut le premier à attaquer en justice la Ville de Bruxelles
L’hôtel Métropole, ici photographié à un moment où la place de Brouckère portait encore ses arbres, fut le premier à attaquer en justice la Ville de Bruxelles ; il suffit d’ailleurs de regarder la photo pour comprendre les motifs de son action : Yvan Mayeur avait interdit sa desserte par les automobiles, y compris par les taxis !

Les commerçants avaient essentiellement à leur portée l’action judiciaire (qu’ils semblent avoir exercée) et l’action politique directe ou indirecte.

Concernant l’action politique, les médias ont souligné que les commerçants étaient pratiquement les seuls travailleurs à ne bénéficier d’aucun relais politique sérieux de type syndical, capable de mobiliser et d’agir à un plus haut niveau politique.

Non seulement ils ne bénéficient pas de ce relais politique, mais ils ne sont pas eux-mêmes organisés autrement qu’en « associations » locales de commerçants de tel ou tel quartier.

En outre, ces commerçants et ces associations — qui sont pourtant des gens aguerris — ne possèdent pas l’expérience des conflits à caractère politique… tout simplement parce qu’ils ont connu une (trop) longue période de paix.

La bataille de la Marolle
La « bataille de la Marolle » : conduite et gagnée par un prêtre-ingénieur visionnaire — ou plus exactement en avance sur son époque (1969)

A ce stade, un intéressant parallèle mérite d’être établi avec l’action de Jacques Van der Biest, curé des Marolles, lequel avait en 1969 pris la tête d’un mouvement populaire local opposé à l’extension du palais de Justice.

Et le charismatique prêtre5 remporta la « bataille de la Marolle »…

C’était une époque où le pouvoir exécutif était encore largement concentré entre les mains du gouvernement national et où les personnages médiatiques perçaient facilement en raison d’une concurrence moindre.

Mais il faut retenir que le rôle de Jacques Van der Biest, seul intellectuel au sein d’une communauté d’ouvriers, totalement dénué d’agressivité et même d’amertume, fut déterminant : sans son vicaire, la Marolle aurait sans doute été rasée !

Alain Berlinblau
Alain Berlinblau : sans doute trop distingué pour contrer frontalement l’animal politique madré et dépourvu de scrupules qu’est Yvan Mayeur

Aujourd’hui, les commerçants ne comptent dans leurs rangs aucun personnage charismatique, aucune « figure emblématique » susceptible d’entraîner, de galvaniser les enthousiasmes : M. Alain Berlinblau est certes un homme distingué et un habile discoureur, mais cela n’en fait pas une moderne Jeanne d’Arc, ni même un second Van der Biest6.

Le groupe Contre le piétonnier de Bruxelles tient quant à lui plus du café du Commerce — pour mécontents — que d’un creuset où se forgent les grandes résolutions : c’est donc, on l’aura compris, surtout un exutoire.

En effet, ce groupe « absorbe » les énergies des commerçants plus qu’il ne les catalyse, car ses membres actifs — une petite cinquantaine de personnes — se perdent en invectives, insultes et autres imprécations dépourvues de la moindre utilité si ce n’est de procurer à grands renforts de likes la fallacieuse impression d’être « protégé » par une communauté.

C’est précisément que réside le danger de tels groupes, quelle que puisse être la bonne foi de leurs animateurs : cette communauté est largement fictive — on dira ajourd’hui : virtuelle — et plusieurs de ses membres ne s’y sont pas trompés lorsqu’il a été question d’organiser une manifestation dans la rue.

Le groupe de commerçants de Michel WAJS a mis sa tête à prix !
Les autocollants « stop à Yvan Mayeur » mis au point par le groupe Contre le piétonnier de Bruxelles : petit moyen ou moyen petit ? L’heure de gloire de ces autocollants sonna juste après l’incident du Cécila… peut-être un jour deviendront-ils des objets de collection fort recherchés

Les seules actions concrètes7 nées de ce groupe — à savoir la conception puis la pose d’autocollants « stop à Yvan Mayeur » — relèvent de la guérilla politique plus que du combat politique, car elles sont conduites avec de petits moyens, lesquels ne sont en outre guère licites.

Lorsqu’on songe que les « gros » travaux du piétonnier ne débuteront qu’à la rentrée de septembre 2016 — s’ils doivent débuter —, on mesure le chemin de Croix que les commerçants devront encore gravir, et on se demande combien d’entre eux parviendront au sommet !

Il faut aussi voir quels seront les vautours qui viendront éventuellement se repaître du malheur des commerçants actuels : nous voulons parler des « grands groupes » ou « grandes enseignes » qui profiteraient de la baisse temporaire des prix de l’immobilier au centre-ville de Bruxelles pour acheter.

Le casino VIAGE
Le prestigieux « Grand Casino Brussels at Viage », locataire de la Régie Foncière de la Ville de Bruxelles, peut certainement être classé dans la catégorie des « grandes enseignes », d’autant plus qu’il offre un produit très spécialisé : cela ne l’a pourtant pas empêché de subir de plein fouet le « syndrome du piétonnier » (saleté, criminalité, paupérisation, inaccessibilité, etc)

Car, à moins de raisonner à très long terme (plus de dix ans…), l’un des risques que court le centre-ville de Bruxelles est tout simplement d’être à la fois discrédité sur le plan commercial et délaissé sur le plan de la circulation automobile, et ce quelles que soient les enseignes présentes, « petites » ou « grandes ».

Le seul réconfort que l’on puisse éprouver, au stade actuel de ce projet de piétonnier, est que l’étendue de celui-ci pourrait se voir considérablement rabotée, et que certaines rues ont déjà été rendues à la circulation, voire au double sens (rue de Laeken, rue du Midi, bvd Lemonnier, etc).

Cela étant, mis à part les figures charismatiques (absentes), l’action politique directe (manquante) ou indirecte (peu efficace) et la Justice (saisie), existe-t-il une option non encore exploitée par les commerçants de Bruxelles ?

Nous pensons que oui…

Mais, s’il fallait aujourd’hui répondre à la question Où vont les commerçants du centre-ville de Bruxelles, nous dirions qu’à un terme de cinq ans, leurs perspectives ne sont guère brillantes, à moins de se situer près de la Grand-Place et de s’adresser aux touristes, lesquels reviendront bien un jour à condition qu’il n’y ait plus d’autres attentats terroristes.

  1. Nous ne parlerons guère des habitants du Pentagone, qui — à l’exception notable de quelques personnages inspirés — ne représentent pas une population mobilisable, contrairement à celle des Marolles en 1969 : les actuels habitants de Bruxelles proches du piétonnier sont certes indisposés par le bruit (et les gaz d’échappement sur le mini-ring), mais ils ne risquent toutefois pas de se retrouver à la rue.
  2. Et non une intention !
  3. 80% des espaces commerciaux sur le piétonnier, selon Hamza Fassi-Fihri in La Capitale du 9 juin 2016
  4. Les autres plient bagage…
  5. Curieusement, Jacques Van der Biest a laissé, du combat qu’il livra en 1969, plus de traces télévisuelles que purement photographiques.
  6. L’association de M. Berlinblau n’a, à notre avis, pas suffisamment ciblé Yvan Mayeur et son parti, le PS.
  7. Ce groupe a peut-être commis l’erreur de refuser toute forme de « pub » en faveur de ses membres.

Violentes émeutes au centre-ville de Bruxelles

Evitez le centre-ville de Bruxelles ! : tel est le refrain que diffusent sans cesse les médias belges depuis un an.

Mais ce mois de mai 2016 est particulièrement riche en événements entraînant la paralysie de l’ensemble du Pentagone bruxellois.

Fête de l’Iris (7/5 et 8/5), Gay Pride (14/5), Zinneke Parade (21/5) et manifestation nationale du 24 mai : les commerçants du centre-ville de Bruxelles ne savent plus à quel saint se vouer…

Les auto-pompes entrent en action
Les autopompes engagées sous le pont ferroviaire tentent de refouler les émeutiers, tandis que d’assourdissantes détonations retentissent un peu partout

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et d’autopompes afin de contenir les 60.000 manifestants venus de tous les coins du pays protester contre la politique du gouvernement fédéral.

A cette occasion, celui qui avait arrêté de manière arbitraire le président de la Ligue des Droits de l’Homme le 2 avril1 a été atteint à la tête par un pavé lancé par un émeutier2 : par bravade, il ne portait pas son casque…

Une colonne de police s'approche de la gare du Midi
Une interminable colonne de véhicules de police se dirige vers la gare du Midi, aux abords du « piétonnier géant » de Yvan Mayeur
La police barre l'accès à la gare
Un cordon de policiers déployés sous le pont ferroviaire tente de barrer l’accès à la gare du Midi
La police utilise des gaz lacrymogènes
La police utilise des gaz lacrymogènes contre la foule
Autopompes
Les autopompes entrent à leur tour en action
Vandersmissen
Vandersmissen — qui ne porte pas son casque — tente maladroitement de gazer un manifestant
Il est lui-même abattu par un jet de pavé
Il est lui-même abattu quelques instants plus tard par un jet de pavé et gît à terre, inconscient
Vandersmissen blessé à la tête
Blessé à la tête, Vandersmissen perd à profusion son sang : par bravade, il ne portait pas son casque
Pendant ce temps, Yvan Mayeur se pose des questions...
Pendant ce temps, Yvan Mayeur — responsable de ce désastre — se pose beaucoup de questions…
  1. A savoir le très controversé Vandersmissen, qualifié par les médias de « brute intelligente »
  2. Une vidéo diffusée après les faits montre qu’en réalité Vandersmissen, emporté par la passion, avait effectué une folle échappée, et s’était ainsi retrouvé tout seul au milieu d’une foule hostile

Dentist in Belgium soutient pietonnier.brussels

Dentist in Belgium est le premier site d’échanges entres dentistes européens à propos de postes de travail et de matériel dentaire en Belgique.

De plus en plus de dentistes des pays de l’Est ou du Sud viennent s’installer en Belgique ; leur première occupation a le plus souvent lieu au sein d’un cabinet social.

Le site comporte deux grandes sections : NEWS et ADVERTISEMENTS ; il est aussi riche en liens utiles (INAMI, lois et arrêtés, etc.).

Les langues utilisées sont indifféremment : l’anglais, le français et le néerlandais.

Dentist in Belgium est membre du GIESS.

Dentist in Belgium
Dentist in Belgium

Site web : Dentist in Belgium

Logo du GIESS
Logo du GIESS

Comment Ukta Hallouf a été démasqué(e)

Qui se cache derrière le pseudo Ukta Hallouf ?
Qui se cache derrière le pseudo provocateur de « Ukta Hallouf » ? Curieusement, nous finissons par trouver à la créole une certaine ressemblance physique avec son Papa de 60 ans

Depuis 2015, une certaine demoiselle Ukta Hallouf — soi-disant coiffeuse de son état — sévit dans la section « faits divers » des versions numériques des quotidiens wallons, ainsi que sur plusieurs groupes Facebook anti-piétonniers…

Ukta serait guadeloupéenne — et donc française —, mais œuvrerait dans un salon situé près de la place Fontainas, à 1000 Bruxelles.

Cependant, dans la vraie vie, Ukta serait plutôt un pur produit wallon…

Commentant la mort de Rachid...
Sur LaMeuse.be, commentant le décès accidentel de Rachid (30 ans), tué sur l’autoroute E25 en ramassant ses lunettes : On n’est plus dans le « réflexe » mais carrément dans la connerie pure et simple
Sur sudinfo, à propos de la mort de Florent : e n'ai NI enfants, NI compassion, NI empathie. Je suis l'archétype de la sociopathe indécrottable. Je m'y accommode très bien, ce sont les autres qui ont plus de difficultés.
Sur Sudinfo.be, à propos de la mort de Florent (19 ans) : Je n’ai NI enfants, NI compassion, NI empathie. Je suis l’archétype de la sociopathe indécrottable. Je m’y (sic) accommode très bien, ce sont les autres qui ont plus de difficultés.
Sur LaGazette.be, à propos de la mort de trois personnes : Ricardo j'ai envie de faire l'amour avec toi
Sur LaGazette.be, réagissant à la mort de trois personnes : Ricardo j’ai envie de faire l’amour avec toi

Dans les quotidiens wallons, son trip consiste à indisposer les proches des victimes d’accidents de la route, au besoin en usant d’un langage particulièrement ordurier.

Sur Facebook, Ukta est nettement plus sociable et milite contre le piétonnier de Bruxelles, un peu comme si ses commentaires wallons constituaient un galop d’essai en prévision de la Grande guerre patriotique.

Etonnamment, notre troll wallon a été nommé « administrateur » du groupe anti-piétonnier de Michel Wajs (ou Wajsbort), ce qui en dit long sur ses critères de sélection.

Toutes ces contradictions apparentes vont trouver leur explication… wait and see !

Ukta en majesté
Ukta Hallouf en majesté : toutes ses photos proviennent en réalité de sites sur les cheveux « Kinky » — Ukta a opté pour la variante « Kinky Curly »

Le profil Facebook de Ulta Hallouf a ceci de particulier qu’il ne comporte ni données personnelles, ni journal, ni amis… mais sous-entend que sa titulaire pratique rien de moins que… la sorcellerie vaudou1 !

Faire mal à distance
Faire du mal à distance : est-ce vraiment le programme de Ukta ?
Sans doute Ukta imagine-t-elle tenir Yvan Mayeur entre ses mains...
Sans doute Ukta imagine-t-elle tenir Yvan Mayeur entre ses mains… les autocollants « non élu » suivront

Melle Hallouf nous écrit à cet égard ce 17 mai qu’elle est l’unique personne réellement anonyme sur Internet : Et pour cause, je ne suis sur aucun réseau social, aucun site internet fût-il professionnel ou privé, aucune base de donnée. Il vous est donc techniquement impossible d’avoir pu identifier qui que ce soit.

Comment Ukta a été démasquée : il suffit de comparer les adresses IP
Comment Ukta a été démasquée : il suffit de comparer les adresses IP ! A noter que Ukta utilise une adresse mail gratuite @activist.com pour anonymographes et autre lanceurs d’alerte

Alors, il ne faudrait tout de même pas nous prendre pour des idiots : il suffit de comparer les adresses IP figurant au regard des commentaires reçus respectivement les 27 octobre et 1er novembre 2015 pour se rendre compte qu’elles sont identiques — à savoir dans les deux cas 81.245.215.36 — et conclure que ces messages proviennent bel et bien du même lieu !

La pierre de Rosette : le même texte écrit en hyéroglyphes et en grec
La pierre de Rosette (196 av. J.-C.) : exactement le même texte, écrit en hiéroglyphes égyptiens et en grec ancien. Or, on connaissait le grec…

Comme nous savons de qui émane le message du 1er novembre, nous savons du même coup qui est Ukta Hallouf : la pierre de Rosette n’aurait pas mieux parlé !

En réalité, la demoiselle Hallouf n’est autre que quelqu’un que nous connaissons bien et sa famille2 : sa « nomination » sans autre forme de procès comme administrateur du groupe très sélect Contre le piétonnier de Bruxelles s’explique tout naturellement.

Avec le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur, notre ami doit pouvoir se défouler à son aise… et il n’est d’ailleurs pas le seul !

Ukta déteste Yvan Mayeur et le lui fait bien comprendre...
Ukta est très remontée contre Yvan Mayeur (PS) et le lui fait bien comprendre…
Une Bruxelloise qui lit La Province !
Une Bruxelloise lisant La Province (un journal de Mons) ou une Wallonne dérangée par le piétonnier de Bruxelles ? Ukta prend un malin plaisir à brouiller les pistes, mais on notera son allusion — dès le 29 juin 2015, premier jour du piétonnier — au « non élu » !
Mais Ukta connait très bien Bruxelles
Mais Ukta connait très bien Bruxelles, surtout vu de la place Fontainas, près de là où « elle » travaille…

On comprendra que, vu sa notoriété nouvelle, notre activiste recherche l’anonymat le plus total quand il tourmente en public les familles endeuillées…

  1. C’est à dire l’art de faire du mal à distance…
  2. Outre que les anonymographes choisissent généralement d’incarner un personnage diamétralement opposé à celui de la réalité, « être » une femme de couleur permet de parer à toutes les critiques en invoquant le sexisme, le racisme