Au centre de Bruxelles, la police de Yvan Mayeur agresse les paisibles citoyens…

Comment la police de Yvan Mayeur traite les citoyens place de la Bourse...
Ces images ont fait le tour du monde : elles montrent comment la police de Yvan Mayeur traite les paisibles citoyens, place de la Bourse à Bruxelles…

Cet homme âgé, portant des lunettes, est ni plus ni moins étranglé en direct, devant les yeux du monde entier, place de la Bourse à Bruxelles, le samedi 2 avril 2016.

Et par qui ? Par la police de Yvan Mayeur…

On voit qu’un passant tente de porter secours au malheureux qui suffoque, mais un policier l’agressera à son tour par derrière.

Cette image — et beaucoup d’autres du même genre — ont révolté les Belges et font fuir Bruxellois et touristes.

Le même Yvan Mayeur a par ailleurs fait arrêter le président de la Ligue des Droits de l’Homme, un avocat réputé : où s’arrêtera-t-il ?

Fuyez le centre-ville de Bruxelles !

© Dentist in Belgium

Une réflexion sur « Au centre de Bruxelles, la police de Yvan Mayeur agresse les paisibles citoyens… »

  1. PREUVE PAR L’ABSURDE DE LA POROSITÉ POLITIQUE ET POLICIÈRE D’UNE BELGIQUE FÉODALE
     
    Les loups sont rentrés dans bxl
     
    L’agneau pascal (pour une fois que les deux religions assassinent le même animal) sacrifié sur les marches du palais
     
    Je me disais presque que le piétonnier servait enfin à qqch.
    Depuis le 22 mars, le Boulevard de la Booze était devenu un lieu de rencontre citoyenne.
    Le temps d’un soir, une banderole ‘pas au nom de l’islam’ a flotté sur les grilles du Palais de l’Argent et de la Bière.
     
    Le vendredi 25 mars, des femmes aux cheveux cachés se sont même recueillies, côte à côte avec les autres abasourdis.
    Guandola vila morena, chant de la révolution portugaise des oeillets en 1974, Enfants de tous pays et de toutes couleurs, de Enrico Macias ont été entonnés à la ronde. Nous sommes formidables, avons-nous chanté, le coeur réchauffé.
     
    Samedi matin, pourtant, la bandarole avait disparu et les drapeaux nationaux étaient tendus.
    Celui de l’albanie détonait. Grand pays de la liberté, s’il en est….
    Mais enfin, je taisais mon cynisme, comme je l’avais fait le soir du 22 mars, quand je m’étais demandé si, comme dans les films, il y avait des tireurs d’élite de  Polbru qui sécurisaient les toits. Nous étions en effet une cible parfaite en vue d’un énorme carnage.
     
    Mais non, les Bruxellois n’avaient pas peur. Et il n’y avait manifestement pas que ceux du quartier. J’ai vu, la gorge subitement nouée, des familles de Belges « très moyens » arriver avec les enfants, le drapeau national peint sur le visage, comme pour un match de foot.
     
    L’ère de la communication instantanée : avant même d’avoir entendu les nouvelles le mardi 22 mars, je recevais des sms inquiets d’Australie et d’Europe.
    Communication instantanée mondiale, oui, mais pas locale.
     
    Depuis, nous allons tous de sidération en sidération.
     
    Le réseau Astrid, réservé aux services d’urgence, n’a pas fonctionné – il a fallu utiliser ‘what’s app’ pour communiquer entre ambulances, policiers et pompiers….
     
    Vendredi 25 mars au soir, après l’émouvant hommage en présence des secouristes, on attend avec une ferveur retrouvée la Marche contre la peur prévue samedi après-midi : les Belges, tous ensemble, vont-ils enfin s’engager, plus de 20 ans après la marche blanche et l’horreur collective indélébile qui l’avait provoquée ?
     
    Pas « safe », apprend-on. Je ne fais pas dans les réseaux sociaux, mais je vois une photo de Mayeur et Jambon assis à la même table : ils demandent de reporter cette manifestation pacifique pour des raisons de sécurité.
     
    Tous, organisateurs plus ou moins improvisés et futurs participants, y renoncent à contre coeur : signe d’une grande maturité politique.
     
    Dimanche 15h : effervescence inquiète aux abords de la Bourse – interdit de passer : je demande pourquoi à un agent de l’ordre : « des hooligans sont venus casser du musulman », à un autre, tandis que de l’autre côté du boulevard, des policiers enfilent à la hâte une tenue anti-émeute, « pourquoi les a-t-on laissés arriver à la Bourse ? »  « demandez-le aux autorités supérieures », me répond une agente, en haussant les épaules.
     
    À l’autre bout du piétonnier, place de Brouckère, des centaines de feuilles de papier jonchent la rue :  des tracts ? Non, des déchets administratifs envolés de grosses poubelles jaunes renversées sur la chaussée.
     
    Sidération suivante : ils sont 450, viennent de Vilvorde, commune à difficultés, (bourgmestre sp.a), enfin de Anvers. 450 chemises noires, imbibés, giclant de violence….escortés, oui escortés, accompagnés par la police ferroviaire, police fédérale.
     
    Et j’entends le bourgmestre de Bxl, celui-là même qui était attablé avec Jambon la veille, paraître pour la première fois indigné, se dire outré, furieux.
     
    Dans la belgique féodale, le bourgmestre est aussi chef de la police.
    Celui de Vilvorde, Hans Bonte, est du parti socialiste flamand.
    Celui de Bruxelles du parti socialiste bruxellois.
    Jan Jambon, fier fleuron de la politique cumularde – nationale, celle-là – est vice-premier ministre et ministre fédéral de la sécurité et de l’intérieur, chargé de la régie des bâtiments. Il est en outre bourgmestre  – donc aussi chef de la police – de la commune de Brasschaat.
     
    Mayeur tape du pied: “on savait hier que les hooligans allaient venir, et Jambon m’avait dit qu’il y avait une menace sur la Bourse. C’est rien que pour cela que les renforts étaient là et qu’on avait interdit la marche pacifique”. Hans Bonte de dire de son côté, par-delà l’océan de connerie criminelle qui pourtant les unit, “on ne voulait pas frustrer les hooligans”, alors, on les a accompagnés – la police ferroviaire, service fédéral, les a donc escortés”.
     
    Pourquoi ne les a-t-on pas arrêtés à l’entrée du boulevard Jacquemain?? On a pourtant réussi à y arrêter les autos, le commerce, la vie économique dès l’instauration du piétonnier, mais non, 450 êtres malfaisants, on les laisse, on les regarde saccager.
     
    Les hooligans seraient une émanation d’une association de clubs de hooligans créée en allemagne en 2014.
    Attends, redis-le-me-le, existe-t-il une FIFHA, une fédération internationale de fiers hooligans armés?? Je suis en Allemagne en 1933, ou quoi ?
     
    Et, apparemment, il n’y a pas si longtemps que 700 de ces ivrognes acharnés avaient déferlé sur le boulevard : c’était laquelle de police qui était alors intervenue? La bleue, ou la brune, couleur trouille?
     
    Le bourgmestre et chef de police d’Anvers, la plus riche commune de Belgique, n’a pas rejoint les autres partis flamands dans leur condamnation écrite –  un communiqué de presse, c’est facile – de l’excursion de hooligans.
     
    Ce même ministre de l’intérieur, dont je m’étonnais de penser un peu de bien – n’allait-il pas “karchériser” Molenbeek ? – qui, chose inédite en Belgique, offrait sa démission en raison d’une responsabilité fonctionnelle, et non pas personnelle, certes en pleine enquête et en plein deuil national, mais enfin… Ce même personnage accuse en plein parlement un lointain officier de liaison d’avoir traîné à transmettre une note concernant un terroriste potentiel.
    Mais, bon dieu, mais c’est bien sûr: c’est à cause de lui que les passagers ont été déchiquetés à Zaventaime et à Maelbeek.
     
    Qui était donc au pouvoir à Malines, quand la police n’a pas transmis des informations capitales aux Autorités Féodales Spéciales Chargées de Combattre les Terroristes?
    N’y avait-il pas un adjoint malinois qui entretemps est devenu un des dirigeants des Autorités Féodales Spéciales Chargées de Combattre les Terroristes?
     
    À Malines, avant la majorité actuelle (open vld, groen, m+ et n-va), le chef de corps de la police avait été accusé et condamné pour fraude et faux en écriture. Il cumulait alors sa fonction avec celle de chef de la cellule de recherche locale et exigeait une double rémunération supplémentaire: un dédommagement majoré pour ses heures supplémentaires en tant que chef de corps mais également des primes de week-end et de nuits en tant que chef des enquêteurs. Il avait déjà été acquitté de la présomption d’escroquerie pour le cumul de ces deux fonctions car aucune loi ne l’interdit. En 2013, il était acquitté en appel.
     
    Évidemment qu’aucune loi ne l’interdit: c’est le mayeur qui fait les lois –
    Et ne parlons même pas des barbelés linguistiques (entre le spa.a de la commune des multiples fjords et le PS de la Senne enterrée), outil indispensable à la prolifération des niveaux de pouvoir!
     
    C’est honteux, c’est désolant – la Belgique n’est plus qu’un ramassis de fiefs, dirigés par des barons, qui détiennent et cumulent tous les pouvoirs  – ils font la législation, l’appliquent, ils décident qui enseigne dans leur fief, ils y font la police – ils n’ont de compte à rendre à personne.
     
    C’est même encore mieux qu’à l’époque des croisés. C’est maintenant le règne de la magie : je suis le bourgmestre, je suis la police, je suis le député régional, je suis le député fédéral , je suis le ministre de l’intérieur, je suis le vice premier ministre, je suis le fils du ministre, je suis tout à la fois.
     
     
    Et nous, cons de consommateurs que nous sommes devenus, nous allons continuer de laisser faire?
     
    Alors, ma foi, esprit de clocher, ou esprit de mosquée, quelle différence?

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