Axel Neefs sur les cumulards

Nous publions ci-dessous le billet — particulièrement bien « tapé » — d’Axel Neefs, patron du Café Central, rue Borgval à Bruxelles :

Ce qu’il se passe en Belgique est très simple : les politiques ont toujours fait leur popote entre eux et n’avaient que peu de comptes à rendre (VDB, Spitaels, …).

S’ils s’en sortaient, ils pouvaient prétendre se recaser à l’international : Claes à l’OTAN, Verhofstadt, Busquin, Michel… et tant d’autres à l’Europe.

La « contrepartie » de ce marigot, c’est qu’on foutait plus ou moins la paix au citoyen : coupons au Luxembourg, travail au noir, secret bancaire… beaucoup de taxes et beaucoup de fraudes.

Avec la crise financière, et une évolution des objectifs politiques de certains partis, ces messieurs-dames ont voulu laver plus blanc que blanc la population : amendes, mobilité douce mais uniquement pour les sans-dents, flicage, taxation exponentielle, bye bye Luxembourg, bye bye secret bancaire, diminution des transactions cash…

Un environnement neuf, éthiquement responsable, milieu-compatible, anti-terroriste et étatico-bisounours…

Cela bien sûr sans RIEN changer au poto poto politique : berlines de luxe, chauffeurs, restaurants, asbl, sinécures, retraites anticipées, bonus de fin de carrière et tutti quanti…

Sans oublier un moralisme dégoulinant envers le « peuple » qu’ils « représentent »…

C’est très exactement ce retour de manivelle-là qu’ils se prennent aujourd’hui en plein front en faisant semblant de ne pas comprendre. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises et ce ne sont pas quelques réformettes et démissions qui vont calmer leur cher peuple.

À titre personnel, je veux bien être taxé comme un Nordique pour le même niveau de services publics et d’éthique politique : dans le cas contraire, rendez-nous notre argent. Il sera mieux dans notre poche que dans la vôtre, avec le mérite non négligeable d’avoir été honnêtement gagné.

Le Café Central est difficile à photographier, car on manque de recul…