« Bruxelles est en train de mourir », estime le chef du restaurant Comme Chez Soi

Le centre-ville de Bruxelles : vide, laid et surtout très dangereux !
Le nouveau centre-ville de Bruxelles : vide, laid et surtout très dangereux !

(Belga) Le restaurant étoilé Comme Chez Soi, situé place Rouppe à Bruxelles, a dû mettre une partie de son personnel en chômage temporaire. Un symptôme, selon son chef Lionel Rigolet, interrogé samedi dans L’Echo et De Tijd, d’une « Bruxelles mourante ».

Le Comme Chez Soi va fêter ses 90 bougies dans quelques semaines. Le restaurant n’avait cependant encore jamais dû laisser une partie de son personnel à la maison. Il fêtera en juin lors d’un grand banquet ses deux étoiles Michelin, dont il dispose déjà depuis cinquante ans. Interrogé à cette occasion avec Pierre Wynants, le précédent chef des lieux, Lionel Rigolet se montre inquiet pour Bruxelles. « Les restaurants et hôtels sont quasiment vides. Dans le centre-ville, les commerces ferment les uns après les autres », constate-t-il dans De Tijd. Le chef du Comme Chez Soi fait allusion aux attentats à Paris et Bruxelles mais il ne s’en tient pas qu’à ceux-ci. « L’été passé, nous avons perdu 18.000 euros de chiffre d’affaires en deux mois après l’installation du piétonnier. Il y aussi les problèmes avec les tunnels. Depuis que le tunnel Stéphanie est fermé, nous n’avons plus de clients d’Uccle et des environs. Tout le monde évite le centre-ville. » « Le centre-ville pose problème et les étrangers ne viennent plus », renchérit-il dans L’Echo.

Un parking Grand-Place archibondé...
Le parking Grand-Place est archibondé…

A noter que certains groupes ou médias diffusent des informations tout à fait erronées : nous avons été déjeuner ce 14 avril midi chez Léon, et ce restaurant était loin d’être vide !

Le parking Grand-Place était archibondé (nous avons dû descendre au -6 pour trouver une place) et il y avait des flots de passants descendant la rue du Marché aux Herbes.

Il faut donc relativiser et ne pas perdre de vue que bon nombre de commerces situés sur ou près du « piétonnier géant » étaient peu viables, vieillots, etc. dès avant l’inauguration du piétonnier, mais leurs gérants trouveront toujours plus commode de blâmer Yvan Mayeur que leur propre incompétence !

Ceci ETAIT le boulevard Anspach...
Ceci ETAIT le boulevard Anspach…

Cela étant, le centre de Bruxelles fait peur : on se demande à la fois ce qu’on va y trouver et comment on va y accéder ; en définitive, on le fuit, car il n’est pas indispensable, et de nouvelles habitudes se prennent : haut de la ville, Fort-Jaco, Waterloo, Louvain-la-Neuve, etc.