Bruxelles, ville morte

C’est avec une infinie tristesse que nous traversons Bruxelles ce mardi 13 octobre 2015 après-midi, de la rue du Midi jusqu’à la place de Brouckère, en passant par la rue des Fripiers et la place de la Monnaie.

Beaucoup de commerces sont déjà fermés ; les autres agonisent en silence, après avoir apposé le sinistre avis de décès : PIETONNIER = MORT DU COMMERCE et ce, même dans les parties les plus centrales de Bruxelles, tout près de la Bourse.

Peu de passants, quelques mendiants, une dizaine de « touristes chinois »… et tout à coup une voiture perdue au beau milieu du piétonnier géant : voilà tout.

Et surtout, cette impression de désolation et de mort imminente que l’on éprouve presque partout…

Car les commerçants du centre-ville ne comptent plus sur la période des fêtes de fin d’année pour se refaire : ils en ont fait leur deuil ; ils savent à présent qu’ils vont mourir…

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Une réflexion sur « Bruxelles, ville morte »

  1. ET ON VA LAISSER FAIRE?

    Même si le bourgmestre n’est pas réelu en 2017, il sera trop tard. Le mal aura été fait, les millions d’euros partis en pierres bleues et dans les poches de certains.

    Qui va payer les 500.000 euros que doit le bourgmestre à l’Hôtel Métropole?
    Les actions en justice ne doivent-elles être menées à leur fin avant que le bourgmestre ne dégaîne son premier bulldozer?

    L’avis, évidemment favorable, de la CO-CON, est-il le dernier mot de cette gigantesque manipulation du principe démocratique?
    La Belgique n’a pas son pareil pour cloisonner les appareils et cellules de pouvoir – communal, régional et fédéral sont enfermés dans des membranes imperméables (ainsi, en Wallonie, un jeune enseignant n’a pas le droit d’enseigner dans une autre commune que celle où il accumule les fatidiques 300 jours de travail. S’il trouve un remplacement dans la commune voisine, il doit repartir à zéro – c’est un remarquable outil d’assujetissement et de corruption: une fois nommé, grâce aux bonnes grâces rendues au bourgmestre et à l’échevin de l’enseignement entre autres, on a le cul dans le beurre – plus besoin de se fouler pour s’améliorer – après cela, on se demande pourquoi l’enseignement est si défaillant en Wallonie…).
    Le régional n’a rien à dire sur le communal, encore moins sur le fédéral et … ah oui, le provincial, je ne sais pas à quoi il sert, celui-là…
    Pourtant, les personnes occupant ces échelons du pouvoir sont les mêmes. Il suffit de pianoter sur cumuleo.be pour voir combien de mandats détiennent les mandataires de tous bords. Beaucoup sont non rémunérés, certes, mais il est physiquement et humainement IMPOSSIBLE de bien s’occuper d’autant de charges civiques et politiques. ET, sans parler des jetons de présence, un mandat non rémunéré est un mandat qui n’est pas exercé par une autre personne qui risquerait d’apporter une autre tonalité, pour ne pas dire une autre couleur à cette activité: c’est le principe bien connu du monopole des fonctions.

    Qui pourrait remonter les bretelles du bourgmestre PS de Bxl, priver l’échevine MR de son fonds de commerce? Le président de son parti? L’autorité politique de l’échelon de gouvernement supérieur? « L’union fait la force » abeau être notre devise, « diviser, c’est régner » est quand même drôlement plus efficace…

    Il suffit d’assister à une réunion du conseil communal de la ville de Bxl pour comprendre que seule sévit la dualité des partis au pouvoir: la coalition du moment va bien entendu s’opposer à l’ancienne, et, comme le font les chiens, marquer son territoire. Ceux et celles dont les premiers pas en politique pouvaient avoir suscité des espoirs de changement, dans la culture et dans le monde LGBT notamment, se laissent avaler, engloutir dans l’estomac dévorant du pouvoir.

    Allons-nous nous laisser faire?

    APPELONS À UNE MANIFESTATION CONTRE LE PIÉTONNIER.

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