Le Grand Secret — suite

Cet article aborde le thème « piétonnier géant » de Bruxelles et spéculation immobilière : mythe ou réalité ?

Dans notre News du 12 septembre 2016, intitulée Le Grand Secret, nous écrivions :

Dans sa conception actuelle, le « piétonnier géant » n’est pas (ou plus) un projet à finalité essentiellement commerciale, mais une entreprise destinée à assurer la gentrification de l’hypercentre de Bruxelles via la création de logements autour d’une zone dépourvue de circulation automobile (technique éprouvée pour gentrifier rapidement un centre-ville).

Il s’agit donc d’un projet gravitant autour du logement (attirer des résidents aisés, de préférence flamands, payant des impôts) et non autour du commerce.

C’est aussi la raison pour laquelle le « piétonnier géant » s’étend jusqu’à la place Fontainas (pourtant dépourvue d’intérêt touristique) : il faut une zone résidentielle suffisamment vaste…

A part le Mac Do à gauche et quelques cafés épars, voit-on un seul commerce dans le futur centre-ville de Bruxelles tel qu’imaginé par Yvan Mayeur (ici, la place de la Bourse) ?

En réalité, Yvan Mayeur n’a jamais clairement dit quel était son but, tant celui-ci est politiquement inavouable et revient à déporter des milliers d’habitants (indésirables) et de commerçants en créant délibérément une zone centrale insalubre !

Il n’est même pas exclu que Yvan Mayeur ait « saboté » la première demande de permis d’urbanisme pour faire durer — et donc accentuer — cette insalubrité.

Moins d’un mois après la chute de Yvan Mayeur le 8 juin 2017, une activité très inhabituelle1 s’est développée sur notre site web, autour d’un vieil article publié le 1er mars 2017 et intitulé Il tente de racheter un maximum de biens immobiliers au centre de Bruxelles

Cet article contenait, il est vrai, le fac-similé d’une lettre que Nicolas Viroux avait adressée à une propriétaire de la rue du Midi, en plein centre de Bruxelles, pour lui proposer de racheter son bien.

La lettre de Nicolas Viroux — datée du 25 février 2017, soit au temps où Yvan Mayeur était encore bourgmestre —, telle qu’elle fut publiée sur notre site le 1er mars 2017 ; Viroux semble avoir adressé la même lettre à bon nombre de propriétaires de biens situés dans le centre-ville de Bruxelles

Dès le 6 juillet 2017, le Nicolas Viroux mentionné dans l’article en question s’est manifesté pour exiger son retrait.

Le 14 juillet 2017, la maison Facebook USA a honoré de sa visite notre article consacré à Nicolas Viroux

Pendant ce temps, l’article concerné recevait un nombre tout à fait inhabituel de visites, émanant de grands groupes comme Silversquare, Chemirex, T.P.F. ou Fortis AG… et même de l’Université Catholique de Louvain ainsi que de la maison Facebook USA en personne (voir l’article en lien) !

Conclusion

Toute personne douée de bon sens conclura que Nicolas Viroux profite de la baisse des prix causée par le « piétonnier géant » pour acheter2 en douce — sans doute pour le compte de grands groupes internationaux3 — des biens immobiliers dans le centre-ville de Bruxelles, et qu’il n’a pas du tout envie que cela se sache4.

Mais, la véritable question est de savoir si Nicolas Viroux agit — ou non — en lien avec des autorités de la Ville de Bruxelles, et singulièrement l’ex-bourgmestre Yvan Mayeur.

Autrement dit, Yvan Mayeur a-t-il délibérément « massacré » le centre de Bruxelles pour favoriser les entreprises de Nicolas Viroux, et par conséquent les intérêts des grands groupes pour qui celui-ci travaille ?

Cela semble terrible, mais comme on connaît à présent les pratique illégales en vigueur au PS, on redoute le pire…

  1. Nous l’avons constatée via notre journal des visites
  2. Rappelons la déclaration de command permettant d’éluder les droits d’enregistrement lorsqu’on achète pour un tiers
  3. Voire de la Ville elle-même
  4. Il est plus facile d’acheter en se faisant passer pour un amoureux d’un bien précis, plutôt que d’apparaître comme un cynique marchand de biens