L’hôtel Métropole cite Yvan Mayeur en justice

Terrasse vide, hôtel inaccessible, clients furieux, baisse du chiffre d’affaires : l’hôtel Métropole, véritable institution du centre-ville de Bruxelles, n’en peut plus de l’insupportable « piétonnier géant » de Yvan Mayeur.

La terrasse déserte de l'hôtel Métropole...
La terrasse déserte de l’hôtel Métropole…

Des clients étrangers témoignent : leur taxi a mis 20 minutes à trouver l’entrée du Métropole et ils ont ensuite dû terminer leur chemin de croix à pied, en portant leurs valises…

Pour une ville qui voudrait accueillir des investisseurs étrangers, l’image est absolument désastreuse !

Le centre de Bruxelles déserté par les clients aisés

Ce qu’il s’est passé ce 1er septembre, vu en combinaison avec l’annonce de la nette baisse de fréquentation des parkings intra-Pentagone — -20% et même -50% pour le parking Ecuyer* —, est sans doute beaucoup plus grave qu’un embouteillage monstre.

La démonstration est à présent faite que le centre de Bruxelles est déserté par les clients aisés — et motorisés —, lesquels vont désormais faire leurs achats au Fort-Jaco à Uccle, au Woluwe Shopping Center et même à Waterloo ou Louvain-la-Neuve (!).

En journée, ces personnes aisées sont remplacées par la foule aussi bigarrée que désœuvrée qui erre sans but sur le « piétonnier géant », entre les cyclistes speedés et le bizarre mobilier en bois installé par « BXL ».

La "clochardisation" de Bruxelles
La « clochardisation » de Bruxelles : ce profil de marginal était totalement inconnu dans le centre-ville avant l’instauration du piétonnier

Le soir et la nuit, ce vaste espace criminogène est livré aux SDF, toxicomanes et autres marginaux violents de tout poil.

Au point qu’après en avoir interdit l’accès à grand renfort de panneaux en tous genres, « BXL » doit à présent faire de la « pub » pour ses commerces : après avoir fait fuir les riches clients motorisés en décrétant la « fermeture du centre », M. Mayeur tente maintenant de les « récupérer » par des slogans ineptes.

Une "pub" d'une désolante naïveté
Une « pub » d’une désolante naïveté

En voici quelques exemples, toujours accompagnés du nouveau logo à 80.000 euros — la chauve-souris « BXL » — et d’un curieux cœur : Les boutiques les plus choux de Bruxelles poussent au centre-ville ou Le cœur de la ville a ses raisons que la raison ignore. Une bonne raison pour y faire son shopping (sic) ou encore C’est au cœur de la ville qu’on sent battre le sien. Surtout dans ses boutiques.

Mais les clients aisés ne modifieront pas leurs nouvelles habitudes d’achats en périphérie et ne reviendront plus jamais dans les « quartiers fermés » du centre de Bruxelles.

En outre, en l’espace d’à peine deux mois, l’image du centre de « BXL » s’est transformée au point de devenir extrêmement négative (saleté, circulation impossible, etc.), voire carrément dangereuse (drogue, criminalité).

En tout cas, creuser quatre nouveaux parkings souterrains au sein du Pentagone apparaît comme une entreprise vaine : quel investisseur va financer un chantier inutile compte tenu des places devenues disponibles — et qui le resteront — dans les parkings existants ?

M. Mayeur a seulement réussi à créer un vaste espace récréatif pour très petits budgets… mais les seuls gagnants à son jeu sont les snacks, kebabs, night shops et autres cafés vivant de cette marée humaine qui dérive sur le « piétonnier géant ».

Cette dame ne risque pas d'enrichir les commerçants du piétonnier !
Cette femme à l’air bougon ne risque pas d’enrichir les commerçants du piétonnier !

En jouant à l’apprenti-sorcier, l’arrogant M. Mayeur a déclenché des phénomènes sociétaux conduisant à un résultat opposé à celui qu’il recherchait… en politique, cela s’appelle une faute !
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* Il ne s’agit pas du taux d’occupation, mais de la baisse par rapport à juillet-août 2014.

Un chef d’œuvre de manipulation des citoyens…

Chef d’œuvre de la manipulation de millions de citoyens opérée par « BXL », cette affiche voulue par Yvan Mayeur (voir ci-contre) présente un piétonnier géant absolument idyllique.

Tout y est savamment pesé, calculé pour tromper le citoyen.

La version idyllique...
La version idyllique…

A l’avant-plan, une femme aux formes — et surtout à la poitrine — avantageuses (le cerveau inconscient des mâles doit « flasher ») ; en outre, la belle (porteuse de lunettes de soleil) est susceptible de provenir de toutes les origines possibles : Europe, Maghreb, Est… et même Asie.

Derrière elle, très peu d’hommes, très peu de vélos, mais beaucoup d’enfants dont les « chères têtes blondes » si familières sont censées nous rassurer (d’autres enfants semblent porter un curieux chapeau triangulaire masquant leurs cheveux).

Une très petite fille tenant un beau ballon jaune se promène toute seule : le piétonnier est à ce point « sécurisé », tout un symbole !

A l’arrière-plan, on devine une (rare) femme voilée et, tout à fait au fond, un Africain… le tout dans un environnement végétal digne des Kew Gardens de Londres — l’herbe est même si fine qu’on la croirait issue d’un green de golf —, mais baigné par le soleil de Barcelone…

On se croirait presque dans les Demoiselles de Rochefort, film où une ville entière a servi de décor à une comédie chantée et dansée avec des actrices aussi prestigieuses que Françoise Dorléac et Catherine Deneuve, ainsi que le très célèbre Gene Kelly — auquel Yvan Mayeur s’identifie sans aucun doute !

Voici exposé le mensonge de « BXL » alias Yvan Mayeur : promettre un rêve citadin, un véritable jardin d’Eden, alors que les Bruxellois connaissent l’enfer, les embouteillages, les trajets inutilement longs, les rues abusivement saucissonnées (la rue Van Artevelde par exemple), ce « mini-ring » aussi poussif que tortueux et surtout cette faune interlope qui campe désormais dans le centre-ville, hurlant et volant à qui mieux mieux, à grands coups d’alcool et de drogue.

... et la triste réalité.
… et la triste réalité.

Quant aux commerces, aux hôtels, au casino VIAGE, au Brico, que voulez-vous qu’ils fassent par rapport à la « fermeture des quartiers » décrétée par Yvan Mayeur pour « casser l’automobiliste » ?

On apprend que « BXL » va engager d’énormes travaux — pour 20 millions d’euros — en 2016-18, ce qui va encore davantage paralyser et détruire le centre de Bruxelles.

Des parkings publics seront creusés en de nombreux endroits, dont la charmante place du Nouveau Marché-aux-Grains, laquelle y laissera ses platanes…

Yvan Mayeur voulait même s’attaquer à la place du Jeu de Balle, mais il a fallu rien moins que la menace d’un classement UNESCO pour l’en dissuader !

Après, quand tout ce que nous avons connu sera détruit — y compris les SDF, toxicomanes et autres marginaux violents —, Yvan Mayeur voudra y installer les Galeries Lafayette, Hermès, Cartier, Louis Vuitton et même un Apple Store.

Car le rêve fou de ce militant PS (soi-disant…), c’est de recréer sur les cendres du vieux Bruxelles de 2015 une nouvelle Regent Street, une nouvelle 5th Avenue — lesquelles, soit dit en passant, ne sont pas piétonnes, que du contraire !

Ce rêve mégalomane suppose évidemment d’avoir tout détruit de ce qui subsistait de l’ancien centre de Bruxelles…

Voilà pourquoi les baux commerciaux seront rompus ou renégociés, les SDF, toxicomanes et autres marginaux violents tolérés dans un premier temps (ils ont le mérite de faire fuir riverains et visiteurs…), le trafic automobile dissuadé via un infernal labyrinthe de « boucles de desserte locale » : il faut faire place nette pour que la nouvelle 5th Avenue voie le jour… en 2018, année des élections communales !

Le mobilier urbain est totalement détourné de sa finalité
Le mobilier urbain — de très piètre qualité — est totalement détourné de sa finalité

Car — ne vous y trompez pas — Yvan Mayeur compte bien se présenter à vos suffrages… ou plus exactement à ceux des nouveaux habitants de 1000 Bruxelles, qui en 2018 vous auront délogés depuis belle lurette, pauvres Bruxellois au faible pouvoir d’achat !

Yvan Mayeur : le « piétonnier géant » de Bruxelles est prêt à accueillir les Galeries Lafayette (vidéo)

Selon Yvan Mayeur (RTBF 2/9/2015), le piétonnier le plus distingué du monde est prêt à accueillir Gucci, Hermès, Cartier et Louis Vuitton… et même les Galeries Lafayette (sic).

Cette famille tente de se frayer un chemin à travers le "brol" qui encombre le piétonnier
Cette famille tente de se frayer un chemin à travers le « brol » qui encombre le piétonnier

La vidéo ci-dessous, tournée le 3 septembre 2015 en pleine journée, montre ce qui attend exactement ces prestigieuses enseignes…

Quant au lieu lui-même — le « piétonnier géant » de Bruxelles — on sait de quoi il retourne : saleté, drogue, violence, SDF, criminalité et fermeture au trafic automobile l’ont rendu infréquentable.

L’enseigne la plus prestigieuse encore en place, l’hôtel Métropole, a saisi la justice, car devenue… inaccessible !

DSCN0739 from Pierre-Yves Midrez on Vimeo.

Vidéo de l’agression d’un jeune africain sur le piétonnier géant de Bruxelles

Cette terrible vidéo — filmée en caméra cachée sur le piétonnier géant de Bruxelles — montre l’agression d’un jeune africain par un groupe d’hommes ivres et totalement déchaînés.

Alcool, drogue et violence : les ingrédients du piétonnier, chaque nuit
Alcool, drogue et violence : les ingrédients explosifs du piétonnier, chaque nuit

La scène est filmée le 21 août à 5 heures du matin, soit en pleine nuit, à quelques mètres du célèbre casino VIAGE.

Plus loin dans la vidéo, on voit le sang qui a coulé et les tessons de bouteilles jonchant le sol.

DSCN0506 from Pierre-Yves Midrez on Vimeo.

Nous avons vu d’autres groupes d’hommes encore plus dangereux, mais qu’avons pas osé nous en approcher pour les filmer.

La police semble être présente sur le « boulevard du Crime », mais assez timidement.

Le massacre du centre-ville de Bruxelles

Voici ce qu’est devenu le beau casino VIAGE… qui paie très cher pour se retrouver dans l’environnement le plus écœurant et le plus dangereux de Belgique.

Le malheureux casino VIAGE
Le malheureux casino VIAGE, placé au centre de l’horreur

Les commerçants du boulevard Anspach contemplent la faune autour d’eux, qui fait désormais partie de leur paysage, depuis le lancement du piétonnier fin juin 2015. Moitié désespérés, moitié scandalisés.

La fermeture du boulevard aux véhicules a ramené toute une population de personnes posant problème. « Des zonards, des ivrognes, des dealers », énumère le patron d’une boutique, qui préfère rester anonyme. Présent dans le centre depuis la fin des années 1970, il avoue ne jamais avoir vu « autant de merdes » que maintenant et compte se plaindre, avec d’autres commerçants, auprès de la Ville. « Il y a des gens qui prennent un mélange de crack et d’alcool et terminent leur nuit quand nous commençons à travailler », poursuit le gérant. « Des clients m’ont demandé ce que c’était que tout ça. Ils sont inquiets pour nous. Il y a des dealers juste devant ma boutique, sur les nouveaux bancs. »

Place de Brouckère, ce toxicomane urine au vu et au su de tous...
Place de Brouckère, ce toxicomane urine au vu et au su de tous…

Voir aussi : La Capitale du vendredi 7 août 2015

© Contre le piétonnier du centre de Bruxelles, Facebook