Payera-t-on bientôt ses achats en maïeurs ?

A Disneyland, la MLC a cours depuis longtemps
A Disneyland, la MLC a cours depuis longtemps sous l’appellation « Disney dollar »… et les collectionneurs s’en arrachent les exemplaires rares à prix d’or !

MLC : monnaie locale complémentaire1.

Imaginons que la Banque Centrale Européenne n’existe plus et que le centre-ville de Bruxelles soit devenu un camp retranché — ce qui correspond, à peu de chose près, à la situation actuelle.

Ce camp retranché émet alors sa monnaie locale, de la « monnaie de siège » — le « maïeur » — à parité avec l’euro.

Les coupures les plus adaptées à « BXL » seraient : 5, 20 et 50 maïeurs (1 maïeur = 1 euro), mais il est possible de créer de grosses coupures, par exemple 100 €.

Un exemple de MLC : les chèques de Prothesis
Un exemple de MLC : les chèques de Prothesis — membre du GIESS — figurant au bas d’une lettre ; séparés et imprimés sur du papier protégé comportant filigrane et hologramme, ils font tout de suite beaucoup plus « vrais »

Le voucher n’est remboursé qu’à des commerçants membres du réseau2 : ainsi, l’argent ne quitte pas le centre de Bruxelles et peut même circuler entre commerçants.

Un site internet donne la liste des commerces et des établissements Horeca acceptant les maïeurs en payement, ainsi que les lieux où on peut les acheter ou les recevoir, par exemple dans son hôtel si on est touriste.

Ce site internet peut comporter de la publicité pour les membres du réseau.

Les maïeurs sont également susceptibles d’être distribués comme chèques-cadeaux au personnel salarié ou aux clients des entreprises bruxelloises.

Sur place, un autocollant apposé sur la vitrine identifie les commerces acceptant les maïeurs.

Notre MLC est imprimée sur papier spécial, comportant filigrane et hologramme.

Le bitcoin est un exemple de MLC dématérialisée qui a atteint une circulation planétaire !
Le bitcoin est un exemple de MLC dématérialisée — en réalité une monnaie cryptographique — qui a atteint une circulation planétaire !

On atteint ainsi tous les objectifs souhaités :

a) publicité via le site web reprenant les établissements acceptant les maïeurs

b) l’argent reste au sein du réseau « BXL » et peut même y circuler entre commerçants

c) possibilité de véhiculer un message de type politique3

d) possibilité d’incitation (« incentive ») via des achats de vouchers payés sous leur valeur faciale, et donc équivalant à une ristourne4

e) profits dérivés des titres « perdus et périmés » (cfr. chèque-repas)

f) anecdotique : thésaurisation comme souvenir par les touristes, cfr. les Disney dollars5

Le pire bourgmestre depuis la création de la Belgique en 1830 !
Cet autocollant à la limite de la légalité sera-t-il bientôt remplacé par un autre, nettement plus rémunérateur ?

Autrement dit, au lieu de coller des « Non élu », on collerait prochainement des « Nous acceptons les maïeurs ».

Au lieu de se payer la tête de Mayeur, on payerait en maïeurs !

Plusieurs membres du GIESS utilisent déjà des vouchers pour des raisons de sécurité et d'hygiène : l'argent est échangé à l'accueil et le dentiste ne reçoit que des titres
Pour des raisons de sécurité et d’hygiène, plusieurs membres du GIESS utilisent déjà des vouchers comme monnaie interne : l’argent est échangé à l’accueil et le dentiste ne reçoit en payement que des titres ; on notera la valeur des vouchers « Sphinx rose » : 100 €

La presse adore ce genre d’innovation et on peut compter sur des retombées intéressantes vu le contexte propre à « BXL ».

Mélanie Englebin acceptera-t-elle les maïeurs ? En tout cas, ce serait une jolie façon d'imposer à van Mayeur sa volonté
Mélanie Englebin acceptera-t-elle un jour les maïeurs ? En tout cas, ce serait pour elle une jolie façon d’imposer à Yvan Mayeur sa volonté que de l’obliger à payer en monnaie locale de « BXL »

Peut-être un jour Yvan Mayeur se rachètera-t-il en réglant en bons maïeurs sonnants et trébuchants son addition chez Cécila, lequel acceptera alors tant les maïeurs que les Mayeurs !

  1. Les célèbres billets, à l’effigie de personnages et signés de la main du trésorier Scrooge McDuck, peuvent être utilisés comme devise dans les parcs Disney depuis leur mise en circulation, presque 30 ans auparavant.

    Mickey Mouse apparaît sur le billet d’un dollar, Dingo sur le billet de 5$ et Minnie Mouse sur celui de 10$, même si de nombreux autres héros de film, tels que Cendrillon, Dumbo et la Belle au bois dormant, sont également représentés.

    Les Disney dollars sont dépensés dans les parcs à thème, les lieux de villégiature, hôtels, restaurants et magasins du géant américain du divertissement.

    Déjà convoités par les collectionneurs, ces billets devraient voir leur valeur grimper en flèche, certains s’étant déjà rués sur le site de vente en ligne eBay pour les revendre à des prix surélevés.

    Des centaines d’offres pour plusieurs versions du billet à un dollar s’étalaient d’environ 10$ à plus de 50$.

    La coupure de 50 dollars éditée pour le 50e anniversaire de Disneyland en 2005 était proposée à près de 3.800$, tandis qu’un vendeur demandait 15.000$ pour 54 billets d’un dollar en planches.

    Ces coupures avaient été introduites en 1987, chacune avec une sécurité anti-contrefaçon similaire aux vraies devises, et un numéro de série unique.

  2. Comme dans le cas du chèque-repas
  3. On peut conférer à ces titres un caractère humoristique ou politique, mais cela leur fait perdre de leur valeur comme monnaie fiduciaire
  4. Le remboursement — c’est à dire la conversion des vouchers en euros — doit alors en tenir compte
  5. D’où la nécessité que le titre soit beau