Un chef d’œuvre de manipulation des citoyens…

Chef d’œuvre de la manipulation de millions de citoyens opérée par « BXL », cette affiche voulue par Yvan Mayeur (voir ci-contre) présente un piétonnier géant absolument idyllique.

Tout y est savamment pesé, calculé pour tromper le citoyen.

La version idyllique...
La version idyllique…

A l’avant-plan, une femme aux formes — et surtout à la poitrine — avantageuses (le cerveau inconscient des mâles doit « flasher ») ; en outre, la belle (porteuse de lunettes de soleil) est susceptible de provenir de toutes les origines possibles : Europe, Maghreb, Est… et même Asie.

Derrière elle, très peu d’hommes, très peu de vélos, mais beaucoup d’enfants dont les « chères têtes blondes » si familières sont censées nous rassurer (d’autres enfants semblent porter un curieux chapeau triangulaire masquant leurs cheveux).

Une très petite fille tenant un beau ballon jaune se promène toute seule : le piétonnier est à ce point « sécurisé », tout un symbole !

A l’arrière-plan, on devine une (rare) femme voilée et, tout à fait au fond, un Africain… le tout dans un environnement végétal digne des Kew Gardens de Londres — l’herbe est même si fine qu’on la croirait issue d’un green de golf —, mais baigné par le soleil de Barcelone…

On se croirait presque dans les Demoiselles de Rochefort, film où une ville entière a servi de décor à une comédie chantée et dansée avec des actrices aussi prestigieuses que Françoise Dorléac et Catherine Deneuve, ainsi que le très célèbre Gene Kelly — auquel Yvan Mayeur s’identifie sans aucun doute !

Voici exposé le mensonge de « BXL » alias Yvan Mayeur : promettre un rêve citadin, un véritable jardin d’Eden, alors que les Bruxellois connaissent l’enfer, les embouteillages, les trajets inutilement longs, les rues abusivement saucissonnées (la rue Van Artevelde par exemple), ce « mini-ring » aussi poussif que tortueux et surtout cette faune interlope qui campe désormais dans le centre-ville, hurlant et volant à qui mieux mieux, à grands coups d’alcool et de drogue.

... et la triste réalité.
… et la triste réalité.

Quant aux commerces, aux hôtels, au casino VIAGE, au Brico, que voulez-vous qu’ils fassent par rapport à la « fermeture des quartiers » décrétée par Yvan Mayeur pour « casser l’automobiliste » ?

On apprend que « BXL » va engager d’énormes travaux — pour 20 millions d’euros — en 2016-18, ce qui va encore davantage paralyser et détruire le centre de Bruxelles.

Des parkings publics seront creusés en de nombreux endroits, dont la charmante place du Nouveau Marché-aux-Grains, laquelle y laissera ses platanes…

Yvan Mayeur voulait même s’attaquer à la place du Jeu de Balle, mais il a fallu rien moins que la menace d’un classement UNESCO pour l’en dissuader !

Après, quand tout ce que nous avons connu sera détruit — y compris les SDF, toxicomanes et autres marginaux violents —, Yvan Mayeur voudra y installer les Galeries Lafayette, Hermès, Cartier, Louis Vuitton et même un Apple Store.

Car le rêve fou de ce militant PS (soi-disant…), c’est de recréer sur les cendres du vieux Bruxelles de 2015 une nouvelle Regent Street, une nouvelle 5th Avenue — lesquelles, soit dit en passant, ne sont pas piétonnes, que du contraire !

Ce rêve mégalomane suppose évidemment d’avoir tout détruit de ce qui subsistait de l’ancien centre de Bruxelles…

Voilà pourquoi les baux commerciaux seront rompus ou renégociés, les SDF, toxicomanes et autres marginaux violents tolérés dans un premier temps (ils ont le mérite de faire fuir riverains et visiteurs…), le trafic automobile dissuadé via un infernal labyrinthe de « boucles de desserte locale » : il faut faire place nette pour que la nouvelle 5th Avenue voie le jour… en 2018, année des élections communales !

Le mobilier urbain est totalement détourné de sa finalité
Le mobilier urbain — de très piètre qualité — est totalement détourné de sa finalité

Car — ne vous y trompez pas — Yvan Mayeur compte bien se présenter à vos suffrages… ou plus exactement à ceux des nouveaux habitants de 1000 Bruxelles, qui en 2018 vous auront délogés depuis belle lurette, pauvres Bruxellois au faible pouvoir d’achat !