Violence sur le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur

Sur le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur, la violence est omniprésente…

Elle se concrétise notamment par des vitres fracassées, des inscriptions séditieuses en arabe, ainsi que par des incitations explicites à bouter le feu au domicile de certains responsables bruxellois1.

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Sur le « piétonnier géant » de Yvan Mayeur, la violence est omniprésente…
Violence
Des extrémistes ont brisé la vitre de ce panneau publicitaire JCDecaux, symbole à leurs yeux de l’oppression dont — selon leur tendance — l’Occident ou la Bourgeoisie se rendent coupables…
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Sur son autre face, le panneau affiche — fort maladroitement — une publicité pour Neo, le nouveau centre commercial de Yvan Mayeur ; autrement dit, Yvan Mayeur veut faire revenir les clients aisés vers le centre-ville déserté de Bruxelles afin… de les réexpédier vers Neo, sur le plateau du Heysel !
Que cachent ces inscriptions en arabe ?
Que cachent ces inscriptions en arabe ? Pourquoi a-t-on tenté de les effacer ?
Que cache cette grève de la faim ?
Que cache ce rapportage d’une grève de la faim dans un centre fermé ? Qui a tenté de détruire cette affiche ? Dans la partie déchirée, en bas, on parvient à lire des noms, tels que SODEXHO…
Quel est ce groupe terroriste ?
Quel est ce nouveau groupe terroriste ? Le site La Cavale, contre la prison et son monde nous fournit l’explication… l’allumette indique que les domiciles des architectes concepteurs de la « maxi-prison » de Haren (au nord de Bruxelles) seront incendiés !
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Qui détruit systématiquement le mobilier urbain de Bruxelles ?
Clocharde
La violence au quotidien sur le piétonnier géant de Yvan Mayeur : cette dame au visage tuméfié vient d’être agressée par une bande urbaine, juste devant la Bourse !
  1. Le site La Cavale, contre la prison et son monde recèle une rhétorique rappelant fâcheusement les années fin 70 début 80 — les Brigades rouges révolutionnaires, le groupe anarchiste Action directe et autres CCC — et appelant carrément au « sabotage » : L’Etat a décidé de construire 13 nouvelles prisons, dont la plus grande est prévue au nord de Bruxelles. D’un côté, cette maxi-prison compte en finir avec la révolte et les rébellions dans les prisons ; de l’autre, son ombre pèsera sur tout le monde, qu’on se trouve à l’intérieur ou à l’extérieur. Nous luttons contre la construction de cette maxi-prison, parce que les atrocités ne sont pas à construire, mais à détruire. Nous luttons contre, parce que cette prison est à l’image de ce que le pouvoir est en train de faire avec Bruxelles : transformer la ville en une zone taillée sur mesure pour satisfaire les riches, les puissants, les eurocrates et les capitalistes. Notre lutte est une lutte directe et auto-organisée, sans parti politique ni grande organisation ; une lutte qui veut empêcher concrètement sa construction par le refus actif et le sabotage. La construction d’une prison dépend de pleins de choses : des politiciens qui décident, des entreprises qui vont la construire, des médias qui vont défendre le projet, de l’acceptation de la population. Et ces choses-là, on compte bien les perturber et les attaquer pour empêcher que l’atrocité d’une maxi-prison ne voie le jour. Par l’action directe, par nous-mêmes, avec tous les moyens que nous estimons adéquats, et à partir d’ici et maintenant.